| ACCUEIL |
HISTORIQUE / TOURNOI DU T.C.D. : Palmarès (Hommes / Dames / Jeunes gens / Jeunes filles) |
Tournoi du TCD
1. Regard sur le passé
.
Lorsque
le TCD était rue Rontaunay, au centre de Saint-Denis, et ne
disposait que d'un seul
court, il n'y
avait pas de tournoi ouvert aux personnes de l'extérieur,
mais
seulement une compétition amicale entre ses membres,
l'occasion pour les meilleurs d'entre eux de briller : par exemple Christian Ha-Sam (Ha-Sum de son vrai nom) et
surtout Albert Garate,
Jean-Yves Gaud
(« Tom
») et Élisabeth
Ébrard (« Betty
»).
Il perdure jusque dans les années 80. Ainsi, la presse se
fait
l'écho de l'édition des 10 et 11 septembre 1977,
parrainée par les chaussettes DD et forte de 84
engagés,
remportée par le futur président Georges
Payet (« Jo
»), vainqueur en
finale de Robert Mora,
dessinateur et humoriste au Journal
de l'île. Ce tournoi interne sera remis
sur pied plus tard et même, grâce à son
homologation
par la Ligue, deviendra tout à fait officiel de 1995
à
1998, puis à partir de 2007.
Par ailleurs, le club organisera longtemps des tournois-handicaps (deux
par an dans les années 80) qui connaîtront un réel succès.
En décembre 1969, la commission sportive organise un Tournoi de Noël. Comme le club n'a toujours qu'un court, ceux de la gendarmerie, du cercle des officiers et du BOTC sont sollicités. Pour participer à ce tournoi qui préfigure notre open, il en coûte 1000 francs CFA pour une inscription individuelle aussi bien que pour une équipe de double. Chaque joueur s'engage à arbitrer au moins un match. Les demi-finalistes du tableau des non-classés accèdent logiquement au tableau des classés, très rares à l'époque. Les éliminatoires sont prévus du 10 au 23, les finales les 27 et 28 (tirage au sort mardi 9). Malheureusement, la presse ne donnera pas les résultats.
Le tournoi open tel qu'il existe aujourd'hui, ouvert à tous les licenciés quel que soit leur club, date de l'époque où le TCD a pu disposer de 7 courts (3 en dur et 4 en terre battue). Les premières éditions de notre open ont lieu dans la première partie du mois d'octobre, juste avant le tournoi-handicap parrainé par Air Madagascar qui se déroule au BOTC. Elles se résument souvent à des confrontations entre les meilleurs joueurs du club (comme en 1976 où les deux vainqueurs des simples, Albert Garate et Betty Ébrard, sont du TCD) ou avec ceux du grand club rival du fond de la rivière Saint-Denis, à une époque où on n'a pas encore recours au jeu décisif, ce qui donne des résultats aussi surprenants que celui de la finale du double « messieurs » 1978 : 16/14, 8/6 pour «.Tom.» Gaud et René Torkatis contre Albert Garate et Jean-Louis Tournier, deux « profs » adeptes du service-volée, l'un de maths, l'autre d'économie, qui, pourtant, n'auront pas économisé leurs efforts et se seront, à cette occasion, dépensés sans compter. Épique !
Sa toute première édition a lieu en 1973 et suit de très près l'ouverture, dans la semaine du 1er au 5 octobre, de trois premiers courts en terre battue (le quatrième sera disponible à la fin du mois). Elle est organisée sur deux week-ends, le 6 et le 7, puis le 13 et le 14. Le premier juge-arbitre est Hassam Moussa, qui se qualifie d'ailleurs pour le tableau final. Mais le premier vainqueur de notre tournoi est François Landrieu, champion de la Réunion en simple et en double, titres obtenus en finale le 21 juillet contre Pierre Bertin-Lebeigle (4/6, 7/5, 6/1) et, associé au jeune Christian Ferber, contre la paire Parent-Laurent (6/3, 4/6, 8/6). Il est vrai que c'est le premier véritable moniteur de tennis qu'il y ait eu à la Réunion. Licencié au BOTC, il donne également des cours au TCD et domine toutes les compétitions de l'époque. Cette fois, il dispose assez facilement de Pierre Lavit (6/3, 6/2) en finale et reçoit son prix lors d'une petite cérémonie organisée le samedi 20 à 19 heures, la première d'une longue série...
La deuxième édition de notre tournoi date d'octobre 1974 mais, malheureusement, son palmarès n'apparaît nulle part dans la presse de l'époque qui ne mentionne que des convocations pour les premiers tours. La presse dont il est question ici est, il est vrai, fort modeste. C'est essentiellement Le Journal de l'île de la Réunion, Témoignages, l'organe du Parti communiste réunionnais, ne s'intéressant guère au sport, a fortiori à un sport réputé bourgeois. Quant au Quotidien de la Réunion, fondé par un membre du TCD, Maximin Chane-Ki-Chune, son premier numéro date seulement du lundi 13 septembre 1976 et il mettra du temps avant de s'intéresser au tennis : il faut patienter jusqu'en 1979 pour que notre tournoi ait droit à quelques brefs commentaires qui, heureusement, s'étofferont par la suite.
|
En outre, les journaux de l'époque sont beaucoup
moins riches
qu'aujourd'hui. Ainsi, tant que Le
Journal de
l'île, créé en 1951, sera
en position de quasi-monopole, les numéros ne feront
qu'environ 4, 6, puis, au début des années 70,
8 pages (de grand format il est vrai), et les sports n'auront
droit qu'à moins d'une page, voire seulement quelques
lignes, sauf le
lundi.
C'est pourtant grâce à eux,
singulièrement au cyclisme et surtout au football, que le JIR, sous
l'impulsion de Jean Moysan puis d'Alex Eyquem, a pu s'affirmer. Comme
en plus, pendant longtemps, les journaux locaux ne
mentionnent pas les prénoms des joueurs de tennis, en
particulier
ceux
des femmes, qu'ils remplacent en général par
« Mlle
» ou « Mme » (autres temps,
autres mœurs), la tâche de qui s'intéresse
au passé de notre sport en est encore un peu plus
compliquée. Dans
ses premières années d'existence, le torunoi attire relativement peu de
monde. Les choses vont pourtant
rapidement évoluer. En effet, au cours de ses
premières années d'existence, à une
époque où il y a moins de tournois
qu'aujourd'hui, celui du
TCD s'affirme
comme un des grands rendez-vous du tennis local, attirant de nombreux
joueurs, comme en 1977 où ils sont une soixantaine
à disputer le simple « messieurs », un rendez-vous bien
organisé, qui plus est, par un juge-arbitre, ce qui n'est
pas le cas de tous les tournois. Il faut attendre 1978 pour que
la Ligue impose que
toutes les compétitions soient encadrées par des
juges-arbitres. Au début des
années
80, «.le plus grand tournoi de la
Réunion.», comme le qualifie
le Journal de
l'île le 4 mars 1983, est dirigé par Robert
Gautier et son succès populaire va grandissant,
attirant des joueurs de toute l'île : en
1982, les quatre finalistes des deux
principaux
tableaux sont des sudistes de
Saint-Louis, du Tampon (deux) et
même
de Saint-Joseph et, en
1983, il y a 693 inscrits (pour un
peu plus
de 4 000 licenciés à la Réunion, soit
un sur six !). |
![]() |
| Betty Ébrard (à gauche) et Geneviève Ruffat, qui « ont disputé avec panache et intelligence la finale des dames classées.» 1980. Victoire de la première, 6/7, 7/6, 6/2 [Le Journal de l'île de la Réunion, lundi 13 octobre 1980, page 10]. |
![]() |
Plus encore, ce tournoi, comme d'autres à la Réunion, doté de 50 000 francs au début des années 90, dont 20 000 francs en espèces, attire des « pointures » venues de beaucoup plus loin. Il s'agit tout d'abord de Métropolitains, bien sûr, « négatifs » en général (donc aux portes de l’élite du tennis national), qui peuvent inscrire à leur palmarès un tournoi bien exotique pour eux tout en profitant de quelques jours au soleil du tropique du Capricorne. C'est le cas, par exemple, en 1991, où ils sont quatre : trois à se partager le simple et le double « messieurs » et une à s'adjuger, de justesse d'ailleurs, le simple « dames ». Ils sont encore trois en juin-juillet 1992. L'un d'eux, Emmanuel Brard, sera d'ailleurs recruté comme moniteur au club en lieu et place de Florence Ehret et posera ses valises à la Réunion définitivement. C'est aussi le vainqueur de cette édition après une finale « au couteau » qui s'achève au jeu décisif du troisième set contre Frédéric Sibilla, lequel aura enchaîné, lors des dernières 24 heures du tournoi, pas moins de huit heures de matches, finale du double comprise ! On comprend qu'il ait pu être émoussé... La présence de ces « métros » donne également l'occasion aux locaux de faire des «.perfs » comme en 1996 où Jackson Thazar dispose en finale du simple d'un « -15 », venu, quant à lui, effectuer son service national comme volontaire de l'aide technique (VAT). Il y a aussi parfois des étrangers. Notre tournoi ne compte-t-il pas à son palmarès une Mauricienne, Martine Hugnin, et un Argentin installé en France, Gustavo Garetto, ce dernier l'emportant en finale devant un certain Marc Gicquel, alors à l'orée d'une belle carrière internationale ? Il y aura aussi, sous l'œil d'un arbitre de chaise nommé Claude Farro, un Mexicain, Guillermo Stevens, assimilé -30, vainqueur en 1984 sur le parquet ultra-rapide du gymnase de Champ-Fleuri, une année où la pluie était la véritable tête de série n° 1. Enfin, notre open a bien failli avoir aussi un lauréat malgache en la personne de Germain Rasolondrazana, n° 2 dans son pays après avoir été champion de Madagascar et d'Afrique (titre acquis en Côte d'Ivoire) chez les juniors la même année, en 1993, et champion de Madagascar chez les seniors en 1997, à 20 ans. Relanceur extrêmement vif malgré le handicap d'une jambe plus courte que l'autre (de 5 cm !), il aura manqué à ce natif de Diego Suarez licencié un temps au club des Mascareignes, au Tampon, juste un peu plus de goût du risque pour finir certains points importants lors de la finale 2000. |
|
<
La
toute jeune Sandrine
Chevy, lauréate en 1990 chez les « dames »
(à 13 ans !) |
|
À
partir de 1981,
le tournoi se déroule en avril ou
mai. S'il y a, dès 1975 semble-t-il, des tableaux
réservés aux jeunes, ceux destinés aux
vétérans et aux doubles « dames » feront leur apparition
plus tard de façon très progressive et d'ailleurs
intermittente lorsqu'il y aura
suffisamment de concurrents potentiels. En « vétérans », on retrouvera
régulièrement au palmarès les
mêmes noms comme ceux de Marie-Claire
Chevy, Lucie
Marcadé, Gérard
Pradier ou encore « Tom » Gaud. |
![]() |
|
Dominique
Manjoo, « chef
de file du TCD
» au
début des années
1980 (4/6 en 1983), spécialiste du double (5 fois
lauréat du double « messieurs
» et 2
fois du double mixte),
n'a jamais réussi à accéder
à la finale du simple |
| ILS ont
gagné au moins deux fois le simple «
messieurs » de l'open du
TCD : - 3 fois : Julien Dupuy (1999, 2001, 2005), Yves-Éric Houpert (2004 , 2008 , 2009), Frédéric Sibilla (1989, 1990, 1994), Jackson Thazar (1987, 1996, 1997) ; - 2 fois : Marc Aldebert (1979, 1980), Lionel Bertolini (2006, 2010), Albert Garate (1976, 1978), Jean-Yves Gaud (1974, 1981). |
![]() |
| Julien Dupuy, lors de sa
demi-finale de l'édition 2007 > |
|
| ELLES ont
gagné au moins deux fois le simple «
dames » de l'open
du TCD : - 4 fois : Betty Ébrard (1976, 1977, 1978, 1980) ; - 3 fois : Sandrine Chevy (1990, 1996, 2004) ; - 2 fois : Laura Babet (2006, 2008), Sylvie Decampe (1979, 1981), Stéphanie Fary (1992, 1995), Clarisse Li-Thiao-Té (1994, 1997), Marion Piffaut (1999, 2000), Lydie Ratsaraefadahy (2002, 2003), Célia Respaut (2009, 2010), Martine Revet (1983, 1984). |